Le dernier clip "Another day" de Jamie Lidell issu de son album Jim sorti ce mois ci, est dispo sur le blog de Jamie Lidell depuis aujourd'hui. Calquez dans vos doigts et chantez tous en coeur!
Par Jérôme O.,
vendredi 11 avril 2008 à 17:24
+ Infraction
On partira d'une affirmation : Hurtmold est le meilleur groupe depuis Tortoise. Qu'on corrigera en jugement esthétique parce que c'est bien de cela qu'il s'agit et qu'on essaiera de préciser de la manière suivante :
Hurtmold est un groupe post-tortoisien. On entend par là un groupe qui œuvre dans un espace musical qui est celui ouvert par Tortoise. Cela ne signifie pas que la musique de Hurtmold soit réductible à la musique de Tortoise — pas plus que, disons, le système de Fichte, pourtant post-kantien, n'est réductible à celui de Kant —, mais la musique des premiers est conditionnée par la musique des seconds. Synthèse de sources sonores (acoustique, électrique, électronique), synthèse ou plutôt : confluence des genres (jazz, rock, musiques électroniques), ces musiques se situent dans une continuité historique qu'on ne peut négliger, à moins de passer à côté, sinon de l'essentiel — est-ce que ça existe vraiment, l'essentiel ? — mais du moins d'une filiation qui, qu'elle soit assumée ou non en tant que telle, est manifeste, audible, difficile à balayer d'un revers de la main.
Donc : Hurtmold, meilleur groupe depuis Tortoise. Mais comment ? Disons que ça s'entend dans ce contexte. Et, plus précisément, ça s'entend ici :
Un groove basse / batterie (un bémol, cependant : ce groove va chercher plus loin, dans l'introduction sans doute de l'interprétation du standard Greensleeves sur l'album The complete Africa / Brass Session de John Coltrane) sur lequel se greffent aussi bien une ligne de guitare que des pertubations électroniques. Vibraphone et clarinette pour augmenter le tout. Manière aussi de jouer sur la continuité dans ou par-delà les ruptures, de faire varier les atmosphères sans jamais perdre le cap de vue, manière de ne jamais changer d'idée, mais d'en montrer toujours des faces différentes.
Et puis ceci aussi — parce qu'on a dit que l'un n'était pas réductible à l'autre — : un Hurtmold qui ne renie pas son régionalisme, qui ne renie pas son Brésil d'origine, mais qui s'en sert, colorie ses images avec, en met partout, mais jamais trop, toujours en touches raffinées quitte à raturer, gribouiller dessus sans nuances dans des couleurs occidentales (le versant noise qui effacerait presque la belle perspective esquissée dans un premier temps). Et puis aussi ceci : la manière de se servir des mains qui claquent. On a déjà entendu ça chez Tortoise (ce n'est pas unique, tu me diras, mais écoute un peu). Ici, au contraire, ce n'est pas pour finir quelque chose qui n'en finirait pas autrement. Non. Ici, c'est pour accentuer, contraster, redonner de l'élan. Ici, ce n'est pas pour rappeler le rythme, c'est pour marquer le tempo, faire entendre distinctement ce qu'il a d'instinctif, de primitif — n'ayons pas peur du mot — je veux dire : ce en quoi il est au plus près du corps du musicien, qui se réduit volontairement à n'avoir que ça pour faire entendre ce qu'il a à faire entendre. C'est en cela peut-être que Hurtmold se détache bien de Tortoise, dans sa manière de sonner spontané — même si on se doute qu'en studio, ils y ont sans doute passé des heures —, dans sa manière de rendre ainsi accessible leur musique. Ce qui n'est pas un défaut, au contraire, une qualité. J'entends pas là : cette capacité à, sans masquer le caractère exigeant d'une telle musique, attaquer le sujet de front et, s'il y a des circonvolutions, celles-ci sont nécessaires. Je ne sais pas. Comment dire ? Comme si eux s'efforçaient toujours de faire concret là où les autres aussi innovants et excellents soient-ils ont toujours eu un côté abstrait.
C'est ce que montre aussi le clip, pour finir, au plus près des musiciens, les montrant moins sous la forme de fragments que sous la forme de leurs membres distingués les uns des autres : les membres de leurs corps, les membres de leurs instruments, la manière dont ils s'accrochent à eux, s'y cramponnent, font corps avec eux. Des visages, des mains, etc. On voit ainsi que la musique n'est pas seulement l'art d'un sens, mais de tous, un art du corps en action.
VENDREDI et SAMEDI, à partir de Minuit, PING PONG fêtera ses 10 ANS au Batacan avec le principal label dont il assure la promotion: NINJA TUNE
Au programme: ROOTS MANUVA, COLDCUT, THE HERBALISER, THE HEAVY, MIKE LADD, BUS DRIVER, FINK, THE QEMIST, PEST ...
Une date à ne pas manquer pour les inconditionnels de Ninja.
Pour sa 19e édition, qui se tiendra au Musée de la Mine de Saint Etienne du 30 mai au 1er juin, le Festival Musiques Innovatrices a distribué ses invitations : à Sabot, The Chap, Thomas Ankermist et Valerio Tircoli le vendredi 30 mai ; Kelvin Zero, erikm et Catherine Jauniaux, Longital, Mats et Morgan Trio, Pascal Battus et Christophe Cardoen, le samedi 31 mai ; Micro, Michel Henritzki et Kumiko Karino, et Puma, le dimanche 1er juin.
Si tel musicien ne connais, va en apprendre
Roger-Grocia Marquez
Ecrivain, ancien critique à Jazz Hot, Jacques Chesnel est aussi un excellent peintre, qui interroge le rapport du jazz et de la peinture. Du 22 mars au 8 juin, à l'Espace Musée Charles Léandre de Conde-sur-Noireau, se tiendra l'exposition "50 ans de peintures inspirées par le jazz". Y seront exposées deux séries de peintures inspirées par A Love Supreme de Coltrane, et par le travail de Thelonious Monk.
Par Kiteklat,
mardi 26 février 2008 à 23:41
+ Le Zine
Pour cette 7ème édition du Dub Station : MAD PROFESSOR accompagné de son fils Joe Ariwa et comme invité d’honneur Sister Aisha viendront jouer pour la première fois à Paris sur une sono ! Et pour les recevoir ….KING SHILOH ! Vous retrouverez bien sûr à la tour de contrôle BREDDA NEIL accompagné des chanteurs JAH ROOTZ & RAS IYIAPO ….
Par Ether,
samedi 23 février 2008 à 11:44
+ Le Zine
Le Social club, belle promesse pour danseurs curieux, s'est ouvert le 16 janvier. Un heureux événement qui se construit nŽanmoins sur les cendres d'une double mort : celle du Tryptique, scène éclectique des musiques actuelles, fermé fin décembre à la suite du décès de l'un de ses fondateurs, et de problèmes de gestion. Le bébé (et l'eau du bain, c'est-à-dire les dettes) a donc été repris par quatre personnes parmi lesquelles Manu Barron, l'ex-directeur fureteur de la Condition publique à Roubaix, qui tiendra la programmation. Electro, mais pas que : débats et concerts seront aussi organisés.
Sam 23/02 : 2 MANY DJ’S (BE) + DJ PONE (FR) & FRIENDS
00h-6h / 15 (Prévente) - 20 € (sur place)
142, rue Montmartre
Par rafiralfiro,
vendredi 22 février 2008 à 11:29
+ News
Actif depuis la fin 2007, ce nouveau label basé à Paris nous offre pour l'ouverture de son site internet une première compilation en téléchargement libre, Session 001...