mercredi 16 mai 2012

Rap, Hip-Hop, 30 années en 150 albums, de Kurtis Blow à Odd Future

Notre collègue Sylvain Bertot, animateur de l'excellent webzine Fake For Real passe en papier! Quoi de plus logique pour ce pionnier de la chronique hip hop en France, les meilleures du genre, tout simplement. A paraître à la mi-juin chez Le Mot et le Reste.

Une histoire du hip-hop américain et international, illustrée par une sélection de 150 albums, très connus ou plus confidentiels, représentatifs des différentes époques, formes et géographies du rap.

La page facebook : http://www.facebook.com/RapHipHop30AnneesEn150Albums

En pré-commande sur amazon : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2360540513/fakeforreal-21

lundi 2 avril 2012

Ra Rince Gratis !!!


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mardi 27 mars 2012

Finger in zeu Nôze ou le langage du corps ...

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lundi 9 janvier 2012

Le Top 2011 de la rédaction

01 - Akron/family - S/T II: The Cosmic Birth and Journey of Shinju TNT

Disque souple, si l'on veut, au titre impossible. S/T II: The Cosmic Birth and Journey of Shinju TNT passe de la ballade pop au riff net, tranchant, pur car joué sur une guitare saturée, et en toute logique inversement, sans craindre les onomatopées qui finissent malgré elles par avoir un sens, voyelles puis mots, comme si l'on apprenait à parler en chantant ....

02 - Tim Hecker - Ravedeath

Ravedeath, 1972 a quelque chose de la musique sacrée d’un monde sans religion. Les motifs s’y enchevêtrent comme dans une fugue et l’auditeur retient son souffle devant la fulgurance de chacun des moments de ce disque.

03 - Grails - Deep Politics

Pour les siècles et les siècles, Grails sera la réplique du XXIème siècle à ce que les années 1970 n'ont pas su accomplir. La mise au jour de leur manque paradoxal de radicalité. L'incapacité à se penser elles-mêmes comme une origine, et non pas seulement comme un aboutissement.

04 - Timber Timbre - Creep On Creepin' On

La musique de Timber Timbre se veut plus lancinante à l’image de Black water, où la basse semble marquer des moments d’arrêt à chaque instant. Des instants chaloupés qui soulignent la nonchalance d’une voix moins ouverte moins démonstrative de son art. Ici, il semble que le Canadien se laisse plus aller, il n’y a pas de fard dans cet album. Pas de coups de semonces, pas d’envolés lyriques. Seulement l’âme d’un artiste, qui après quatre albums, se laisse aller et donne à son art tout l’espace nécessaire pour que ce dernier puisse s’exprimer et se déployer vers son auditeur.

05 - Mogwai - Hardcore Will Never Die But You Will

Hardcore Will Never Die, But You Will, avant d'être un disque de Mogwai, c'est d'abord un bon disque. Riche, intelligent, et varié, abrupt, dur, et poétique. En dix ans, le groupe a changé. Ni en bien ni en mal — simplement changé.

06 - Chicago Odense Ensemble - S/T

Pur produit de la scène jazz / post-rock de Chicago (Rob Mazurek, Jeff Parker, etc.), Chicago Odense Ensemble offre un disque en forme d'hymne aux mélodies, à l'expérience, au rythme, à l'invention.

07 - Pat Jordache - Future Songs

Pat Jordache aka Patrick Grégoire fait œuvre d’éclectisme et de cette spontanéité si caractéristique d’un premier album : une manière d’enregistrer ou de concevoir la musique sans à priori, sans plan de route, sans réelle structure, sans une idéologie préconçue de la musique et de l’œuvre qu’on entend proposer.

08 - Deaf Center - Owl Splinters

Le jeu remarquable de piano côtoie les larsens sauvages de guitare. Les caresses délicates annoncent au loin des ouragans de son. Qu'il nous plonge dans d'abyssales ténèbres ou qu'il nous porte dans ses élans angéliques, Deaf Center atteint l'excellence.

09 - Apocalypse - Bill Callahan

Avec son Apocalypse, Bill Callahan a fait le choix d’un album court, qui sert parfaitement un répertoire où chaque minute s’écoute avec recueillement. Dix ans après, on retrouve un Bill Callahan qui ne cesse de se bonifier avec l’âge. A ce rythme là, on prend rendez-vous pour écouter la suite.

10 - Vladislav Delay Quartet - S/t

... L'art majeur du quartet: celui d'ordonner le chaos, de le façonner à sa volonté, avec énergie et force inventivité. Aussi ce jazz bâtard, friand d'expérimentations et de détours imprévisibles, n'est jamais exécuté dans un froid détachement ni dans la débauche d'effet. Ses auteurs sont vraiment de fins ouvriers.

11 - Action Beat - Beatings + Unbelievable Fuck Ups — Improvised Bonus Jams

C'est quoi Action Beat ? Eh bien, au moins deux ou trois (ou plus) batteurs, quatre guitaristes, et un bassiste qui font du noise improvisé. Décrire leur musique, morceau après morceau, c'est une gageure. On préfère retenir la force et l'énergie, la manière de délire continuellement renouvelé, la franche folie, et l'innocence aussi, qui émane de Beatings, comme si le son comptait plus que le sens.

12 - King Creosote & Jon Hopkins - Diamond Mine

Les mots ... sont vains pour dire ce que les deux hommes dans une alchimie symbiotique livrent avec une simplicité et une maîtrise qui forcent l’admiration : à savoir une vision fantasmée de l’évasion à l’âge électronique, des souvenirs de paysages intimes qui s’effacent à mesure que croît une sensation perçante de nostalgie.

13 - Half Asleep - Subtitles For The Silent Versions

Ça commence comme une petite bluette monocorde, un thème serein et effacé, et peu à peu la folie gagne, la machine sensationnelle s'emballe. Ça descend, ça monte , jusqu'au vertige, l'étourdissement, voluptueux dans ses silences, gracieux dans ses esclandres : une dernière invitation, une dernière histoire. Qu'on écoutera toute une vie...Bouleversant !

14 - Low - C'mon

Low est enfin arrivé à trouver un équilibre idéal. Le point d’orgue d’une carrière qui n’a rien à envier aux plus importantes formations en la matière. Osons le dire : C’mon, est un vrai petit bijou, un album de folk songs tendues, épiques et intenses qui sait laisser la part belle à l’épure.

15 - Enablers - Blown Realms And Stalled Explosions

Ce que Doug Scharin fait certainement à la musique d'Enablers, c'est de mettre plus clairement encore l'accent sur les contrastes qui la constituent. Contrastes dans les périodes, qui font alterner justement rage et calme. Contrastes dans les intentions, et la structurante contradiction entre une voix qui dit de la poésie, et des guitares qui jouent des riffs. Ainsi, dans ce punk, qu'il faut bien dire, malgré tout, "post-punk", ... tout se repousse en s'épousant.

16 - Cyrus Malachi - Ancient Future

Cyrus Malachi bénéficie d’instrumentaux d’une rare qualité par les temps qui courent. Un son bien lourd, crade, oppressant et lancinant sur lesquels il livre une guerre sans concession, soit à peu prés tout ce que les disciples du Wu sont incapables de faire depuis bien longtemps… Avec Cyrus, la recette paraît intemporelle.

17 - Nils Frahm - Felt

Nils Frahm poursuit son chemin, dévoilant au piano une musique très mélancolique et malgré cela définitivement enthousiaste. C'est ce qu'on retient de Felt, qui s'il n'est pas révolutionnaire pour un sou, possède un réel pouvoir de séduction.

18 - Pierre Lx - Out 1

Voilà un disque fou et géométrique, dans le sens où l'on peut l'approcher sous différents angles. Tout devenant alors une histoire de point de vue ; à l'instar du film fleuve de Jacques Rivette auquel il emprunte une partie de son nom - Out One : Noli Me Tangere . Pierre LX, le "réalisateur" de cette pièce musicale, y triture les racines de la musique électronique et se propulse vers le futur.

19 - Hecq - Avenger

L'expérience que Hecq a gagnée au grès des albums (et en tant que sound designer) lui permet de proposer un dubstep qui surclasse les autres. ... Hecq a radicalement changé. Résigné, semble-t-il, à quitter la grâce céleste pour plonger corps et âme dans la moiteur des clubs. Et même si je ne désespère pas de le voir un jour nous offrir encore quelques perles symphoniques, je suis bien obligé d'admettre que son nouveau costume d'avenger lui sied à merveille.

20 - Dope D.O.D. - Branded

Branded est un album éclectique qui a su trouver le ton entre révérence pour le hip-hop oldschool et production moderne. Leur univers angoissant est certainement celui que les gens retiendront du groupe, mais les clins d’œils aux années 90 sont bien sentis et apportent une fraicheur certaine à l'ouvrage. Que du bon en somme.

lundi 21 novembre 2011

Portrait électronique #10 - Nils Frahm

Nils Frahm



Nils Frahm appartient à cette nouvelle génération de musiciens qui se jouent des croisements entre musiques pop et musiques classiques. Depuis The Bells, son premier album paru sous le parrainage de Peter Broderick, le pianiste allemand s'emploie à ressusciter une certaine vision de la musique romantique tout en cultivant le côté cinématique et ludique des musiques actuelles. Sur Felt, son nouvel album, il fait un pas de plus dans ce sens en rendant un hommage aux plus belles œuvres de la musique minimaliste (des Phrygian Gates de John Adams à la Music for 18 Musicians de Steve Reich) tout en puisant avec intelligence dans l'ambient music d'Eluvium ou Tim Hecker.

J'ai réussi à capter Nils Frahm au milieu de sa tournée européenne, à Montreuil, pas loin de l’inébranlable salle des Instants Chavirés. C'est déjà le 10eme portrait que je consacre aux artistes des scènes électroniques et affiliées! La chronique de Felt est quant à elle disponible sur Dmute.





Photo : Mickael Berland (pandemik@dmute.net). Nils Frahm, le 13 novembre dernier à Paris.

vendredi 21 octobre 2011

Portrait électronique #9 - Oren Ambarchi

Oren Ambarchi


On va le voir, 2011 est une année faste pour l'australien Oren Ambarchi. Mais il est connu pour ça: pour ne jamais s'arrêter, pour passer de continents en continents et enchaîner les projets à une vitesse qui défie l'entendement.

D'abord batteur, il est devenu en quelques années un des électrons libres les plus adulés des musiques électriques et aventureuses. Ses accointances avec des formations telles que Sunn O))) y sont certes pour quelque chose. Ses apparitions régulières au côté de figures importantes des musiques expérimentales comme Keith Rowe, Otomo Yoshihide, Z'EV ou Gunter Muller, ont aussi grandement œuvré à sa reconnaissance internationale. Mais le plus important, il le doit surtout à lui-même et à des albums de la trempe d'Insulation (Touch, 1999), Triste (Southern Lord, 2005) ou The Pendulum's Embrace (Touch, 2007) qui ont tous, chacun à leur manière, imposé sa vision d'une ambient music de l'extrême, pas si loin que ça de certaines expériences propres aux musiques minimalistes.

En solitaire, la guitare électrique est devenue son meilleur compagnon, sa pratique si particulière de l'instrument l'érigeant au rang d’éminence du jeu micro-tonal et du drone le plus écrasant. Cela dit, encore aujourd'hui, il n'hésite pas longtemps s'il lui faut accompagner ses camarades à la batterie. On l'a bien vu récemment pour un album d'une forte intensité électrique: Tima Formosa, au côté de ses acolytes guitaristes Keiji Haino et Jim O'Rourke.

Mais revenons à cette années 2011. Déjà quatre projets sont sortis où Ambarchi partage l'affiche, le plus souvent, avec des complices de toujours. Citons en trois: Indeed avec Jim O'Rourke (la chronique arrive bientôt sur Dmute), Dream Request avec Robbie Avenaim, et In A Flash Everything Comes Together As...le successeur tant attendu du terrible Tima Formosa.

En attendant la sortie d'un nouvel album solo prévu pour la fin d'année, vous pourrez croiser Mr. Ambarchi le 1er novembre au Batofar et le 8 novembre à la Gaîté Lyrique si vous êtes parisiens. A bon entendeur...

Pour ma part, j'ai rencontré l'australien au printemps dernier à l'occasion d'un concert donné au collège des bernardins.



Photo : Mickael Berland (pandemik@dmute.net). Oren Ambarchi, le 12 avril dernier à Paris.

mardi 20 septembre 2011

Portrait électronique #8 - Dj Sniff

Dj Sniff


Une même tradition relie Evan Parker à Dj Sniff, l'illustre saxophoniste britannique au jeune platiniste japonais. Celle qui va du free-jazz au champ infini des musiques improvisées. Entre temps, les ordinateurs et les machines sont juste venus troubler la partie. Mais malgré l’irruption de la technologie dans le jeu, les gestes scéniques, dans l’esprit, sont restés les mêmes. Ces gestes qui maltraitent, compriment, distordent, détournent le son, le font sursauter, le poussent vers la sortie de route en d’interminables phrasés improvisés.

Le dernier album de Dj Sniff s’appelle EP : EP pour Evan Parker. Le japonais y triture des samples issus de la discographie du saxophoniste. Il les passe à la moulinettes d’effet variés mais, et c’est le plus important, il leur impose sa propre gestuelle et elle ne connaît aucune entrave. Sous ses airs de disque hommage, EP imprime en fait une vision singulière et sans compromis du free-jazz à l’ère électronique.

Sublime paradoxe celui qui voudrait qu’on impose à la musique électronique, cette musique de programmes, cette musique de studio, l’art fulgurant et primordial de l’improvisation. C’est sans conteste le cheval de bataille de Dj Sniff, et il le partage avec beaucoup d’autres artistes. De fait on touche ici à une tendance lourde des musiques électroniques actuelles. Le japonais ne manque donc pas de partenaire de jeu: citons simplement eRikM, Keir Neuringer, Otomo Yoshihide, Martin Tetreault et Ryu Hankil.

EP est sorti cette année sur PSI records, le label tenu par Evan Parker. En dehors de ses activités de musiciens, Dj Sniff (dans le civil Takuro Mizuta Lippit) exerce une fonction de co-directeur au laboratoire de recherche musical hollandais STEIM.

Pour en savoir plus, rendez lui visite sur http://www.djsniff.com/


Photo : Mickael Berland (pandemik@dmute.net). Dj Sniff le 18 août dernier à Paris.

jeudi 25 août 2011

Portrait électronique #7 - Campbell Kneale

Campbell Kneale


Le néo-zélandais Campbell Kneale conçoit la musique comme une expérience mystique. Ses apparitions live ont toujours l’allure de rituel ou de prière primitive dont la frénésie confine à la trans. La guitare électrique est son instrument de prédilection qu’il triture et torture dans d’interminables séances de magie noire à l’impact quasi-physique.

Élevant des murs de saturation et de distorsion infranchissables, conviant parfois synthétiseurs et percussions tribales, Kneale s’est imposé comme un nouveau « noise hero », un véritable gourou au vu de l’enthousiasme incroyable que ses productions sous le nom de Birchville Cat Motel ont engendré au Japon, en Europe et aux États-Unis

En 10 ans le néo-zélandais a fait l’offrande d’un nombre incalculable d’albums, de vinyles et de cassettes, démontrant une urgence de créer et d’inventer assez exceptionnelle. Lorsque celui-ci a décidé d’abandonner l’aventure Birchville Cat Motel au courant de l'année 2008 (il pensait avoir fait le tour de la bête) il aurait bien pu prendre des congés sabbatiques ! Mais c'était sans compter sur son appétit musical insatiable. Le voilà donc parti tête baissée dans un nouveau projet nommé en hommage à un des derniers albums de BCM : Our Love Will Destroy The World. Un pseudonyme qui je crois résume bien sa philosophie. 4 albums et autant d'EPs sont sortis depuis, dévoilant une musique moins minimaliste dans l'esprit qu'alambiquée et joyeusement excessive, épique et toujours aussi émotionnelle.

Cette photographie a été prise le 4 mars dernier, lors de son passage aux Voûtes (Paris 13e). Il était en compagnie de Stephan Mathieu.



photo: Mickael Berland (pandemik@dmute.net)

mardi 26 juillet 2011

Portrait électronique #6 - Kangding Ray

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Le 6 avril dernier je rencontrais David Letellier a.k.a. Kangding Ray à Bagnolet pour une séance photo expéditive.
Le soir même, il allait donner un live d'une rare vélocité à la Fonderie de l'Image. Un live assorti de vidéo extrêmement graphiques mettant en lumière l'importance de l'espace et des textures dans sa musique. Ce sont là effectivement deux éléments omniprésent dans l'esthétique musicale du Français mais qui vont bien au-delà puisqu'ils sont aussi au centre de ses nombreuses créations visuelles et installations multimédia (voir notamment l'excellent projet Tessel en collaboration avec le collectif interdisciplinaire belge Lab(au)).

Enfin, ajoutons que ce soir là, c'est Frank Bretschneider qui avait ouvert les festivités. C'était dans le cadre du passionnant festival Némo qui chaque année, dans toute l'Ile-de-France, fait se rencontrer musiques électroniques et arts numériques. Comme vous pouvez le voir, le label Raster-Noton y était particulièrement à l'honneur.

Or, le dernier album de Kangding Ray est sorti chez Raster-Noton au début du mois de juin. La chronique du disque est maintenant en ligne sur Dmute!


photo: Mickael Berland (pandemik@dmute.net)

samedi 23 juillet 2011

Un Disque DC...


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Jeune à jamais...

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samedi 4 juin 2011

Zeu Deb' is Back !!!


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vendredi 6 mai 2011

Dour Festival

Comme chaque année, dMute soutient le festival de Dour qui programme 200 groupes, répartis sur 7 scènes, du 14 au 17 Juillet. On retiendra surtout la venue du quator hip-hop 90's; Cypress Hill, Public Enemy, House Of Pain et Ice Cube. Le rock ne sera pas en reste avec notament la reformation de Kyuss, Deerhoof, Foals, Mogwai, Kylesa. Côté dubstep, la programmation est plus qu'excitante avec, Kode9 & The Spaceape, Martyn, Ramadanman, Untold, King Midas SOund ou encore, Rusko, Bassnectar, 16BIT. Et pour l'electro, la venue de Gold Panda, Len Faki, Ellen Allien, Sascha Funke, Luke Vibert, Popof, Laurent Garnier et pour les plus énervés, toute la clique du label Boys Noize Records. A souligner aussi la présence de 13&God, Saul Williams, Spank Rock, Charles Bradley, et une nuit consacrée au label Night Slugs.

Plus de détails sur http://www.dourfestival.be

vendredi 15 avril 2011

Portrait électronique #5 - Stephan Mathieu

Stephan Mathieu



Le sound-designer Stephan Mathieu vient de sortir deux nouveaux disques sur les labels 12k et Line: respectivement le labyrinthique A Static Place et le monolithe Remain. A l'instar de son classique Radioland, ces deux œuvres totalement hybrides plongent l'auditeur dans une ambient music majestueuse, mue entièrement par l'amour du son. C'est pourquoi A Static Place et Remain figurent sans doute parmi les plus beaux travaux que l'allemand ait réalisé jusqu'à présent.

A cette occasion, je lui consacre un portrait photographique. J'ai pu rencontrer l'homme lors d'un concert donné aux Voûtes, à Paris, dans le courant du mois de mars.

A noter, que sa tournée le mènera de nouveau dans la capitale le 9 juin prochain où Il se produira au Collège des Bernardins pour la soirée de clôture du cycle Alter-minimalisme, une série de concerts organisée par David Sanson sur les nouvelles formes du minimalisme en musique.

En attendant, vous pourrez trouver sur Dmute la chronique de A Static Place.


Photo: Mickael Berland (pandemik@dmute.net)

jeudi 24 mars 2011

Compilation à télécharger gratuitement : hors séries n°3 d'A Découvrir Absolument : "Tribute to Remué" de Dominique A

Après un premier volume consacré à #3 de Diabologum et Dry de PJ Harvey (avec l'excellente version de Victory par Lou) notre confrère A Découvrir Absolument nous propose la relecture de l'album Remué de Dominique A. Bien plus qu'un hommage, le webzine continue son œuvre de défrichage et de soutien d'une scène musicale passionnante. Chapeau bas.

Pour la suite des aventures, une nouvelle relecture sera par la suite mise en chantier The Sophtware Slump de Grandaddy.

Allez y c'est gratuit, et ça se télécharge ici

Au programme des festivités, des titres inédits enregistrés spécialement pour l'occasion par :

1. Lesoisovol – Comment Certains Vivent 2. Luca Iorfida – Pères 3. Del Cielo – Encore 4. Shape 2 – Je Suis Une Ville 5. La Soif – Tu Vas Voir Ailleurs 6. Gu – Avant L’Enfer 7. Tokyo/Overtones – Exit 8. Pumuckl – Douanes 9. Laurent Lévy – Ma Vieille Tête 10. La Boite à ooTi – Le Détour 11. Isa & Frédéric B – Rien Qu’à Voir 12. Karl- Alex Steffen – Retrouvailles 13. Mechanism For People - Surestimé 14. Pikarel Cruz – Le Morceau Caché

BONUS

15. Zedel – Rien Qu’à Voir 16. Institut – Rien Qu’à Voir 17. Zedel – Pères 18. Ivre d’Amours – Rien Qu’à Voir 19. Feutre & Chandel - Encore

mardi 22 mars 2011

Portrait électronique #4 - Philip Jeck


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Comme celle de Gavin Bryars, la musique de Philip Jeck vient des profondeurs. Depuis ses platines vinyle et son sampler, le britannique projette les sons de vieux enregistrements surannés à travers des abîmes liquides. Au craquement du disque, s’ajoute des sifflements amplifiés, des saturations et des rumeurs lointaines brouillées par des réverbérations spectrales. C’est un naufrage à l’envers : la carlingue monumentale d’un navire perdu au fond des mers qu’on remonte à la surface.

Ce sentiment est particulièrement prégnant quand on pose une oreille sur An Ark For The Listerner, le dernier album du britannique. Il s’agit d’une oeuvre « océanique » dont la récurrence des thèmes rappelle The Sinking Of The Titanic, le manifeste de Bryars. Il en possède peut-être par moment la même aura de majesté. Pour la petite histoire : Jeck s’est déjà réapproprié par le passé la pièce maîtresse du compositeur minimaliste, au côté du collectif Alter Ego. De là à parler de filiation, il n’y a qu’un pas qu’on aurait vite fait de franchir.

Pour autant, on ne dépasserait pas ici le mur des apparences car en musique, la véritable école de Philip Jeck fut celle des pionniers du turnatablism tel que Larry Levan, ou Walter Gibbons. On est alors dans le Londres des années 80 et ces figures de pointe du dub new-yorkais viennent se produire dans les clubs où Jeck officie en tant que Dj. Il a sans doute beaucoup appris de leurs gimmicks et de leur approche visionnaire de la matière singulière contenue sur les disques vinyles.

Mais c’est surtout sous l’influence du plasticien et platiniste américain Christian Marclay, que Jeck pousse sa pratique du turntablism vers des territoires encore vierges de tout défrichage et beaucoup plus visuels en substance : ceux de la performance live et du cinéma pour l’oreille. Désormais, les sonorités que Jeck ravivent depuis les tréfonds des sillons des disques vinyles s’agglomèrent en strates parallèles, dessinent des paysages éthérés où les repères sensitifs sont voilés par la brume des âges et les effets des consoles.

Il convient enfin d’insister sur l’importance du geste dans l’esthétique Jeckienne : motif performatif par lequel la mémoire sonore des vinyles est rendue à la vie, inhumée comme pour une séance de spiritisme de l’âge électronique. Ainsi, la dimension live s’oppose directement au travail traditionnel d’enregistrement en studio, d’archivage sur la matière inerte qu’est le Cd. C’est pourquoi chaque disque du britannique résulte d’un collage kaléidoscopique d’enregistrements de ses propres concerts, souvent assemblés d’une manière abrupte qui défie toute logique.

Editée par le label anglais Touch, l’œuvre de Jeck prend depuis une dizaine d’année une tournure ambient mais poursuit sur sa trajectoire singulière entre nostalgie créatrice et visions futuristes où l’essence profonde des disques vinyles forme le liquide amniotique d’une nouvelle conscience collective.



J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Philip Jeck lors de son dernier passage à Paris, à l’occasion de l’ouverture du cycle « alterminimalism » au Collège des Bernardins. Un cycle de concerts dédié aux nouvelles formes du minimalisme en musique.


Photo: Mickael Berland (pandemik@dmute.net)

dimanche 6 février 2011

Portrait électronique #3 - Ryu Hankil, Hong Chulki, Choi Joonyong


Il a fallu une soirée aux Instants chavirés de Montreuil pour s’en convaincre : il se passe bien des choses du côté de la Corée du sud, plus particulièrement du côté de Séoul où un dangereux groupuscule de musiciens bricoleurs sème le bruit depuis bientôt une bonne dizaine d’années.


Ryu Hankil


De passage à Montreuil, Ryu Hankil, Choi Joonyong et Hong Chulki sont sans conteste les personnages les plus emblématiques de cette nouvelle scène coréenne dédiée aux musiques d'avant-garde et à l'art de l'"improvisation libre". Leur mode opératoire? Détourner au travers d’inventions électro-mécaniques toute sorte d’objets vintage (enregistreurs de cassettes, tournes-disques, machines à écrire, walkmans…etc) pour envelopper l’auditeur dans un maelström de bruits stridents et métalliques entrecoupés de moments de silence fébrile. C’est d’ailleurs sans conteste en live que leur art prend toute son ampleur, au travers d’interventions parfois décalées ou poétiques, révélant encore une fois leur désir de repousser les limites, de défier toutes les conventions.


Hong Chulki Hong Chulki


Pour l'histoire, Ryu Hankil confessa avoir vu la lumière pendant un set d'Otomo Yoshihide et de Sachiko M. en Corée dans les années 90. Il abandonna dans la foulée le clavier qu’il occupait chez divers groupes de pop music en vogue ainsi que ses babillages techno plus récents, pour se vouer corps et âme à cette nouvelle religion du bruit et du détournement. Choi Joonyong et Hong Chulki partagèrent le même ras-le-bol pour les instruments traditionnels, se tournant à leur tour vers les expérimentations de l’art du bruit en solo ou en duo, à travers leur formation Astronoise et la création du label de pointe : Balloon et Needle.


CHoi JY Choi Joonyong


Depuis, ces chefs de fil d’un certain renouveau musical en Corée du Sud ne cessent d’élargir leur cercle d’influence. Ils disent trouver dans les publics étrangers que se soit en Europe, au Japon ou aux Etats-Unis une plus grande compréhension, le public coréen demeurant encore quelque peu hermétique à leurs improvisations bruitistes et à leurs inventions musicales. A sa décharge, le public coréen n’a pas cinquante ans de musique d’avant-garde derrière lui et nos trois musiciens en ont bien conscience. C’est donc en parcourant le monde et ses festivals, que Ryu Hankil, Choi Joonyong et Hong Chulki continuent d'expérimenter, d'improviser sans relâche, croisant le fer avec de nombreux artistes de statures internationales : maître Yoshihide déjà cité plus haut, le suisse Günter Müller ou encore plus fraîchement l’américain Jason Kahn.


Pour leur rendre visite:


Ryu Hankil -> http://www.themanual.co.kr/
Hong Chulki -> http://www.hongchulki.com/
Choi Joonyong -> http://www.balloonnneedle.com/


Photo: Mickael Berland (pandemik@dmute.net)

vendredi 14 janvier 2011

le son du grisli - sept batteries

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Premier volume d’une collection de numéros hors-série du son du grisli (sorte de Wire à la française dirigé par notre ancien responsable jazz et musiques improvisées : Guillaume Belhomme, alias grisli), ces sept batteries proposent sept portraits de batteurs et quelques critiques des disques qui illuminent leur discographie.

On salue tout d’abord la chance donné du papier d’aller plus loin que le numérique, en thématisant l’approche de la musique, qui donne de la cohérence à la fragmentation propre au site internet. On remarque ensuite l’élégance de la présentation, sobre et claire. Ainsi qu’une touche qu’on dira peut-être “dada” dans la notice qui accompagne le numéro. Quant aux textes proprement, consacrés au jazz, ils tiennent sans doute, en ce qui concerne leur esprit, dans ces quelques lignes d’ouverture, signées Guillaume Belhomme :

« Il existe une idée commune de la batterie. La plupart des batteurs s’en contentent, certains autres la développent et d’autres au contraire la réduisent. À un simplement élément — un élément qui n’en gagne pas pour autant le statut accepté de percussion puisque l’intérêt qu’il suscitera désormais aura à voir avec son histoire et ses souvenirs d’unique élément subsistant d’un ensemble patiemment décimé. Pour se consacrer plus inensément à cet élément qui leur reste, ces batteurs-là doivent avoir à dire. D’autant plus que, pour corser le tout, ils ont souvent un intérêt en commun, qui a pour nom silence. »

Les batteurs : Fritz Hauser, Chris Corsano, Pierre Favre, Le Quan Ninh, Ingar Zach, Jason Kahn, Sunny Murray.

Stylées, pointues sans être absconses, souvent simplement belles (comme le texte que Luc Bouquet consacre à Pierre Favre), ces sept batteries sonnent juste, et différemment, donnant un peu de souffle, des idées et de l’ambition à une critique musicale qui est trop souvente indigente.

Deux autres numéros sont déjà prévus : sept guitares et sept pianos. A suivre, forcément à suivre.

http://www.lesondugrisli.com

jeudi 30 décembre 2010

Top 2010

01 - Maps & Atlases - Perch Patchwork

Sommet de la technique et chantre de l'accroche, plus fort que Battles et surclassant Foals, Perch patchwork est une manière de cantique à la gloire d'une Amérique musicale post-moderne et avant-gardiste, mobilisant tout (pop, math-rock, folk et folklores, musique minimaliste) et le dépassant dans un mouvement joyeux et aventureux.

http://www.dmute.net/chronique-album-23722_-_maps-&-atlases_-_Perch-patchwork.html

02 - Gold Panda - Lucky Shiner

On pourrait bien lui trouver quelques affinités avec Four Tet, mais sa musique est unique. Le plaisir de créer, de fouiller, d'explorer de nouveaux territoires est perceptible. Chaque piste est une expérience à part entière. Mais l'ensemble est toujours auréolé d'un esprit un peu léger, d'une fraîcheur bon-enfant. Gold Panda frappe fort. Son album marque l'esprit de manière indélébile. Si la première écoute de sa galette intrigue, il suffit de se l'être passée quelques tours de plus pour tomber sous le charme.

http://www.dmute.net/chronique-album-23753_-_Gold-Panda_-_Lucky-Shiner.html

03 - Grails - Black Tar Prophecies Vol.4

Ce volume 4 l'affirme, Grails ne cesse de se remettre en question, d'interroger la psyché du délisme et de dire encore et encore : I want a new drug. Avec cette réserve : pour nous, elle existe déjà. La nouvelle drogue, c'est eux.

http://www.dmute.net/chronique-album-23699_-_Grails_-_Black-tar-prophecies,-vol.-4.html

04 - El-P - Weareallgoingtoburninhellmegamixxx 3

En 2010, la boucherie féerique d'El-P est une mixtape.

05 - The Besnard Lakes - The Besnard Lakes Are The Roaring Night

The Besnard Lakes Are The Roaring Night réconcilie un public traumatisé par les chœurs des Beach Boys et les fans de rock indépendant. Un opus construit pour le format vinyle. Chacune des faces étant introduites par une longue plage installant l’auditeur dans cet univers onirique qui fait de ce disque la bande son rêvée pour le printemps.

http://www.dmute.net/chronique-album-23678_-_The-Besnard-Lakes_-_The-Besnard-Lakes-Are-The-Roaring-Night.html

06 - Ceschi - The One Man Band Broke Up

Ceschi, le musicien tout terrain (guitare, basse, synthé, banjo, ukulélé, glockenspiel, violon), s'arme tantôt de son flow d'AKA47, tantôt de ses chants à peine maîtrisés. Il peut tout se permettre. Chaque fois qu'il attaque un rap, un chant, un refrain, c'est réussi : ce n'est ni joli, ni laid : c'est juste.

http://www.dmute.net/chronique-album-23723_-_Ceschi-Ramos_-_The-One-Man-Band-Broke-Up.html

07 - Lorn - Nothing Else

Sa musique se place dans la droite lignée d'At Night, Under Artificial Light, de Ginormous. Un breakbeat qui s'appuie sur de puissantes basses, poussant parfois vers le dub. Un disque à l'humeur changeante. Dans ses élans les plus sombres, on lui accorderait presque des airs de Vex'D. Tandis qu'une pièce comme What's The Use évoque plutôt aux oreilles le duo Ratatat. Qu'importe la direction que prend le producteur, son album garde toujours le cap, si bien que finit par s'esquisser un style aux contours plus ou moins définis.

http://www.dmute.net/chronique-album-23745_-_Lorn_-_Nothing-Else.html

08 - Take - Only Mountain

On en vient à apprécier ses montées papillonneuses extasiées, ses kaléidoscopes végétaux, ses fluides glutineux. Bref, tout ce qui contribue peu à peu à entourer Take d'une aura particulière. Only Mountain est un album réussi qui, je l'espère, détournera un instant les fidèles de Flying Lotus du piédestal sur lequel ils l'ont juché.

http://www.dmute.net/chronique-album-23714_-_Take_-_Only-Mountain.html

09 - Megafaun - Heretofore

Heretofore offre un format court, un peu plus de 20 minutes pour 6 titres, une écriture concise pour une série de titres rassemblant la substantifique moelle de ce trio basé en Caroline du Nord. Si le groupe marchait avec une démarche véritablement scolaire en empruntant les pas de leurs aînés, cet opus offre un panorama entre expérimental et balades folk décomplexées.

http://www.dmute.net/chronique-album-23759_-_Megafaun_-_Heretofore.html

10 - Necro - DIE!

Comme à son habitude, Necro va au bout des choses, au bout de son personnage. Au vu du lascar, on s'imagine bien qu'il ne doit pas être difficile pour lui d'endosser cette tunique de gros beauf décérébré. Mais bien loin de ces snobs-croyant-faire-de-la-grande-musique-alors-qu'ils-ne-font-que-du-hip-hop-insipide-et-chiant-aux-petites-prétentions-mal-cachées, Necro reste l'un des plus gros bosseur et professionnel dans le monde du hip-hop. Une fois le travail déposé, il n'y a quasiment rien à redire.

http://www.dmute.net/chronique-album-23702_-_Necro_-_DIE!.html

11 - Actress - Splazsh

Synthèse très personnelle d'expérimentations dubstep et garage, house et techno - oui, le panel est large ! - Splazsh ne relève pas vraiment d'un de ces registres en particulier, préférant les amalgames déviants à la bonne grosse ligne droite et directrice. Sa démarche, même si tout n'est pas parfait, a cette douce saveur d'indépendance teintée de folie à laquelle on ne sait plus résister, tant elle demeure une denrée rare.

http://www.dmute.net/chronique-album-23752_-_Actress_-_Splazsh.html

12 - B.Dolan - Fallen House Sunken City

Moins captivant que The Failure, Fallen House Sunken City reste un album impressionnant, ne se laissant pas apprivoiser dès la première écoute. Tirant dans la même direction, on ne peut qu'approuver cette entente entre B.Dolan et Alias et ranger nos doutes de côté. Et après une demi-douzaine d'écoutes de The Manifesto, Dieu que c'est bon!

http://www.dmute.net/chronique-album-23686_-_B.Dolan_-_Fallen-House-Sunken-City.html

13 - Barn Owl - Ancestral Star

Une musique expérimentale pour ballets improvisés de chamanes défoncés au calumet de la paix. Une musique idéale pour toutes les âmes qui l'auraient perdue en route. Les allégories peuvent pleuvoir encore longtemps, restera la beauté épique de ces dix titres, rongés par une fièvre qui ne laisse aucun répit.

http://www.dmute.net/chronique-album-23777_-_Barn-Owl_-_Ancestral-Star.html

14 - ANBB - Mimikry

L'enthousiasme d'Alva Noto et Blixa Bargeld, leur folie créatrice ont vite fait d’emporter tout sur leur passage. Chaque titre surprend, déconcerte l’auditeur. Et méfiance pour qui se targuera d’en avoir fait le tour en une seule écoute : Mimikry est un véritable mille feuilles de sonorités, de thèmes électroniques sauvages autant qu’audacieux, qui évoluent à chaque fois qu’on y goûte.

http://www.dmute.net/chronique-album-23771_-_ANBB_-_Mimikry.html

15 - Pantha Du Prince - Black Noise

En donnant vie à ce maelström de sons organiques, de bruits et de rythmiques convoquant ambient naturaliste, shoegaze atone façon My Bloody Valentine avec toute la finesse de la deep house hambourgeoise actuelle, Pantha du Prince signe ici un album d’ores et déjà majeur.

http://www.dmute.net/chronique-album-23647_-_Pantha-du-Prince_-_Black-Noise.html

16 - Ark - Arkpocalypse Now

Beaucoup de générosité, de hardiesse aussi, dans cette quête d'originalité incessante, dans l'extraversion de cette musique. D'humilité dans un album dont ne peut douter qu'il soit aussi un hommage à quelques pointures du genre , les ombres des Knucles, Clinton ou même du Love Symbol planant indéniablement autour de cet Arkpocalypse Now. Et finalement, pas mal d'humanité dans le cœur d'un artiste qui le met tout entier au service de son œuvre.

http://www.dmute.net/chronique-album-23709_-_Ark_-_Arkpocalypse-Now.html

17 - Mount Kimbie - Crooks & Lovers

Catalogué en dubstep, faute de mieux, le premier album du duo Mount Kimbie est en réalité bien plus que ça. Il parait déjà avoir une avance sur la majorité des artistes ralliés à ce genre pourtant récent.

http://www.dmute.net/chronique-album-23779_-_Mount-Kimbie_-_Crooks-and-Lovers.html

18 - Bj Nilsen - The Invisible City

Le sound artist suédois BJ Nilsen se livre sur The Invisible City à une évocation de l'espace-temps urbain. Et c'est une première dans sa discographie car de sa part, on était plutôt habitué aux errances polaires et oniriques qu’aux ballades en milieu bétonné. Ses aficionados seront donc les premiers surpris. Mais point de rupture malgré les apparences. Au contraire il y a un véritable lien logique entre ce nouveau Nilsen et les précédents. De The Short Night et l’image de son fort abandonné au bord de l’océan jusqu’aux grondements discontinus d’une mégalopole insomniaque, Nilsen nous convie à contempler ce qui nous dépasse ou ce qui nous paraît infini.

http://www.dmute.net/chronique-album-23651_-_BJ-Nilsen_-_The-Invisible-City.htm

19 - Oval - O

Écouter O, c'est naviguer à vue dans un brouillard de plus en plus épais dont la couleur, l'épaisseur et la texture changeraient toutes les vingt ou trente secondes, et faire l'expérience d'une désorientation totale. Popp vise sans doute une sorte de tabula rasa de nos schémas perceptifs et auditifs : l'histoire dira ce qu'il en est.

http://www.dmute.net/chronique-album-23780_-_Oval_-_O.html

20 - Tristan Perich - 1-bit Symphony

Développant le processus inventé en 2006 avec 1-Bit Music, Tristan Perich a composé cette symphonie électronique, d'une amplitude et d'une force qui dépassent en la faisant entendre à chaque instant la tradition minimaliste dont elle est issue. Si on pense dès les premières secondes du premier mouvement à Steve Reich et Philip Glass, on les oublie vite au profit d'une musique originale qui déborde le cadre strict de son mode de production pour se révéler tout simplement belle.

http://www.dmute.net/chronique-album-23734_-_Tristan-Perich_-_1-Bit-Symphony.html






Retrouvez les tops individuels des membres de l'équipe de dMute sur le forum du site : http://forum.dmute.net/index.php?topic=12623.0
et bonne année, bien sûr !

dimanche 19 décembre 2010

Portrait électronique #2 - Franck Vigroux

Franck Vigroux


Franck Vigroux est un multi instrumentaliste français, et patron d’un bien mystérieux label : D’autres Cordes records. Il évolue dans un territoire musical intermédiaire, qu’on situerait à la frontière des musiques improvisées et de la musique électro-acoustique. Mais qu’on le trouve avec une guitare entre les mains ou derrière des platines, en solo ou accompagné, c’est toujours pour faire entrer l’auditeur dans un monde parallèle franchement paranoïaque et pour cette raison pas si éloigné du notre. Ses armes de prédilection ? Un chaos de saturations, des rythmiques martiales et autant de samples féroces.

Son dernier album en solitaire, Caméra Police, est sorti cette année. Ce pourrait être la bande son d’un film expérimental mettant en scène la fuite d’un homme en proie à une société totalitaire. L’album se décline en 10 mots de passe, allant de Caméra à Juda en passant par Matraque ou Garde à vue : 10 pièces cinématiques pour nous faire pénétrer un univers angoissant sous haute surveillance.

J’ai pu rencontrer Franck Vigroux à l’occasion de sa performance au côté du musicien new-yorkais Elliot Sharp et des harpistes Hélène Breschand et Zeena Parkins. C’était aux instants chavirés de Montreuil. Voici donc son portrait, le deuxième de ma série !

Pour lui rendre visite: http://www.franckvigroux.com

Le site de D'autres Cordes records: http://dautrescordesrecords.com


Photo: Mickael Berland (pandemik@dmute.net)

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